Le préjudice sexuel indemnise l'atteinte à la sexualité ou à la fécondité causée par un accident. Il se répare intégralement, en plus de tous les autres postes — et dans les cas les plus graves (victimes tétraplégiques, personnes accidentées avant d'avoir fondé un foyer), des sommes de l'ordre de 50 000 € sont souvent accordées.
Ce que recouvre ce poste
- l'atteinte à l'activité sexuelle : impuissance, anorgasmie, atteinte à la libido, perte de sensations ;
- l'atteinte à la fécondité : impossibilité ou difficulté de procréer ;
- le retentissement sur le projet de vie, particulièrement lourd pour une victime jeune qui n'avait pas encore fondé de famille.
Un poste autonome, souvent tu — donc souvent oublié
Le préjudice sexuel est un poste à part entière : il ne se fond ni dans le préjudice moral permanent, ni dans le préjudice d'agrément. Parce que le sujet est intime, beaucoup de victimes n'osent pas l'aborder à l'expertise — et l'assureur ne posera pas la question. Parlez-en à votre médecin expert de victimes : c'est son rôle de le documenter avec tact et de le faire figurer au rapport.
Questions fréquentes
Le préjudice sexuel est-il indemnisé en plus des autres postes ?
Oui : c'est un poste autonome, réparé intégralement, indépendamment du préjudice moral, d'agrément ou du déficit fonctionnel.
Quels montants sont constatés ?
Tout dépend de la gravité : dans les cas les plus lourds (tétraplégie, victime jeune sans enfant), des sommes de l'ordre de 50 000 € sont souvent accordées.
Comment aborder ce sujet à l'expertise ?
Par l'intermédiaire de votre médecin expert de victimes : il documente ce poste avec tact, le chiffre et veille à ce qu'il figure au rapport — sans quoi il ne sera pas indemnisé.
Rubrique supervisée par Valentin Papet, président de l'AVF — notre méthode éditoriale · Dernière mise à jour : 25/08/2026



