Le préjudice esthétique se calcule à partir d'un degré fixé par le médecin expert sur l'échelle de Julin, de 1 à 7 — à titre d'exemple, un degré 4/7 s'indemnise en pratique entre 2 500 € et 9 000 €. Le juge n'est pas tenu par un barème : le degré ouvre une fourchette, les circonstances du dossier font le reste.
Comment le degré est-il fixé ?
À la consolidation, le médecin expert évalue le préjudice esthétique définitif sur l'échelle habituelle de 1 à 7 (échelle de Julin) et précise les critères retenus. Le juge tient ensuite compte des éléments concrets du dossier, notamment :
- la localisation de la blessure (visage, mains, zones exposées) ;
- l'âge et le sexe de la victime ;
- les activités exercées, professionnelles ou sociales, qui exposent l'apparence.
Du degré au montant
Chaque degré ouvre une fourchette d'indemnisation : les repères pratiques sont détaillés dans la rubrique préjudice esthétique et récapitulés dans le tableau d'indemnisation. N'oubliez pas le préjudice esthétique temporaire pour la période avant consolidation : il s'indemnise en plus.
Le degré retenu se conteste : photographies à l'appui, un médecin expert de victimes peut défendre un degré supérieur — et quelques dixièmes de degré changent la fourchette.
Questions fréquentes sur le calcul
Qui fixe le degré du préjudice esthétique ?
Le médecin expert, à la consolidation, sur l'échelle de Julin de 1 à 7, en précisant ses critères (localisation, âge, activités).
Quel montant pour un degré donné ?
Chaque degré ouvre une fourchette indicative — par exemple 2 500 à 9 000 € pour un degré 4/7. Le juge reste libre et les circonstances du dossier pèsent.
Peut-on contester le degré retenu par le médecin de l'assureur ?
Oui, photographies à l'appui et avec un médecin expert de victimes : un degré revu à la hausse change directement la fourchette d'indemnisation.
Rubrique supervisée par Valentin Papet, président de l'AVF — notre méthode éditoriale · Dernière mise à jour : 25/08/2026



